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Ces conférences sur l’histoire de la photographie sont indépendantes l’une de l’autre, sauf la série de 12 intitulée La Photographie, histoire d’un art. Elles sont illustrées par des projections de diapositives.
Elles nécessitent une salle pouvant être obscurcie, un projecteur de diapositives et éventuellement un micro si la salle est grande.

Elles durent en moyenne 1 heure à 1 h 30 et on peut prévoir 15 à 30 minutes de discussions après. Elles sont basées sur les livres d’histoire de la photographie écrits par Pierre-Jean Amar.

Le prix de la prestation dépend de la conférence. Si une série était envisagée le prix pourrait être dégressif. Compter les éventuels frais de déplacement et de séjour en sus.



Conférences sur la photographie
01 - Les 80 photos qui ont marqué l’Histoire de la photographie
Alfred Stieglitz, L’Entrepont, 1907

Cette conférence donne un aperçu de ce qu’a été l’histoire de la photographie et son évolution au travers de 80 pièces majeures de son histoire. Essentiellement axée sur le noir et blanc mais elle possède néanmoins un chapitre sur la couleur.
02 - Histoire du Portrait photographique
Yousouf Karsh, Winston Churchill, 1941

Cette conférence donne un aperçu de ce qu’à été l’histoire du portrait photographique et son évolution au travers d’une centaine d’images majeures de son histoire. Elle est essentiellement axée sur le noir et blanc.
03 - Histoire du Nu féminin en photographie
Cette conférence donne un aperçu de ce qu’à été l’histoire du nu féminin photographique et son évolution au travers d’une centaine d’images majeures de son histoire. Elle est essentiellement axée sur le noir et blanc.
04 - Histoire de la Nature morte photographique
Edward Weston, Poivron n° 30, 1930

Cette conférence donne un aperçu de ce qu’a été l’histoire de la nature morte photographique et son évolution au travers d’une centaine d’images majeures de son histoire.
05 - De Willy à Ronis
Comment un photographe comme Willy Ronis à réussi tout au long de son travail, à passer du document à l’œuvre d’art. Comment et pourquoi ce passage s’est effectué
06 - La photographie humaniste, au travers des œuvres de Doisneau, Boubat, Ronis, Izis, Smith (1930-1960)
Édouard Boubat, Jardin du Luxembourg, 1955

L’école de la photographie humaniste s’est développée principalement en France et compte de nombreux représentants de grand talent. Pour nous aujourd’hui, elle est avant tout source de documentation sur une époque. La nostalgie "du bon vieux temps" participe aussi de l’intérêt qu’on lui porte. Le noir et blanc est roi , la presse toute-puissante est lue, les images circulent.
07 - Du Pictorialisme à la Photographie plasticienne. 1900 - 2000
Robert Demachy, Femme au chapeau, 1902

Plusieurs fois dans l’histoire les photographes se sont demandé comment la photographie pouvait être reconnue comme un art. Le pictorialisme a été l’une de ces réponses.
Henry Emerson vers 1880 prône une esthétique proche des peintres impressionnistes, mais ses disciples dévoyèrent ses théories en les exacerbant. Le flou devient filandreux, les techniques de laboratoire font de plus en plus ressembler les tirages à des fusains, des lavis ou des sanguines. Ces procédés « ennoblissants » ramènent la photographie vers une sorte de nouvel académisme dans les années 1900-1910.
Roméo Martinez écrivait en 1970. : « Prétendre qu’ils ont été des mystificateurs sur le plan de l’esthétique, c’est une contrevérité. Qu’on les condamne pour s’être complu dans la joliesse et la virtuosité, soit [...] Par ailleurs, le reproche d’avoir faussé l’évolution de la photographie n’est pas raisonnable ; tout au plus l’ont-ils amenée à une impasse. »
Ce mouvement a quand même permis à la photographie d’être reconnue comme un art et d’entrer dans les musées, mais il a aussi affirmé l’opposition entre la photographie "artistique et "la photographie "appliquée". Nous vivons encore aujourd’hui sur ce type de dichotomie, même si elle s’est légèrement atténuée.
Les controverses, les articles virulents, les discussions passionnées que suscitent la photographie dite plasticienne sont dans la droite ligne de ce que le pictorialisme avait provoqué en son temps. Verra-t-on une nouvelle "straight photography" naître de cet état de fait ?
08 - Du documentarisme au photojournalisme 1839 - 2002
Carelton Watkins, Eagle Creak, Columbia River, 1867

Jusqu’au XIXè siècle l’information passe par l’écrit. Le dessin, plus ou moins fidèle à la réalité, est souvent fantaisiste. La peinture d’histoire est la plupart du temps une commande d’État. Son objectivité est donc sujette à caution.
L’arrivée de la photographie va bousculer ces façons de faire car d’emblée elle est considérée comme totalement objective et véridique. Son témoignage n’est jamais mis en doute. Elle va donc être le « témoin fidèle » de tous les faits importants : guerres, faits sociaux, sciences, arts, etc.
Du daguerréotype reproduit par gravure sur bois pour illustrer des livres aux rotatives des quotidiens, près d’un siècle va s’écouler. Le photojournalisme naîtra réellement dans les années 1920 pour connaître son apogée vers 1960 - 1970 jusqu’à la mort du magazine Life.
Depuis, ce métier est en pleine mutation mais l’information par l’image est toujours présente même si elle est très concurrencée par la télévision. Le livre illustré et les expositions deviennent de nos jours de nouveaux moyens de traiter de grands sujets d’information.
Mais l’image informatique et Internet vont-ils révolutionner ce métier qui est aujourd’hui très menacé par l’absorption des agences de presse par de grands groupes financiers ?
09 - Le photojournalisme aujourd’hui, son avenir et ses problèmes. Le droit à l’image
François Lochon, Entrée des chars Russes en Afghanistan, Kaboul, 1979

L’arrivée de la télévision dans tous les foyers à partir des années 1970, la chute des budgets publicitaires qui en découle, la difficulté de plus en plus grande pour accéder à l’information et le désintérêt de la presse pour beaucoup de problèmes majeurs ont transformé ce métier qui a connu ses heures de gloire entre 1920 et 1970. Les restrictions imposées par le droit à l’image accentuent encore ses difficultés.
10 - Les rapports Photographie/Peinture
Edgar Degas, L’artiste en compagnie de Zoë, vers 1895

La photographie est-elle un art ? C’est une question récurrente dans l’histoire de la photographie. La réponse trouvée par certains courants photographiques fut de "singer" les arts reconnus. Des rapports souvent difficultueux entre la peinture et la photographie en ont résulté . Le problème est toujours d’actualité aujourd’hui avec la photographie plasticienne.


La photographie histoire d’un art

Cette série de 12 conférences, qui peut être scindée en deux séries de six, retrace l’ensemble de l’histoire de la photographie des origines à nos jours. Elle est illustrée par un corpus de près de 900 photographies majeures de son histoire.

Cette série a été donnée pour la première fois à la Fondation Cartier de Paris en 1998.



A - Esthétique et utilisation de la photographie au XIXè siècle

01 - Les prémices du “dessin facile” : d’Aristote à 1816.
Utilisation de la chambre claire

L’homme a de tout temps eu besoin de reproduire le réel et de laisser une trace de sa pensée pour s’affranchir de l’oubli et de la mort. C’est pourquoi les artistes et certains scientifiques vont chercher tous les moyens possibles pour rendre cette tâche plus aisée et libérer l’homme de la difficulté du dessin manuel.
02 - Quatre hommes pour une invention.
Nicéphore Niépce, Point de vue du Gras, 1826

L’invention « est rarement due au hasard : elle répond à un besoin profond et général, à la fois économique et intellectuel. » (J.A Lesourd et C. Gérard). Dans un espace temps d’une trentaine d’années (1810 - 1840) quatre hommes vont mettre au point cette nouvelle méthode d’enregistrement du réel. Nicéphore Niépce, Louis-Jacques Mandé Daguerre, Henry Fox Talbot et Hippolyte Bayard. A eux quatre ils jettent les bases de tout ce qui sera la photographie pendant près de deux siècles.
03 - La “daguerréotypomanie” : comme une traînée de poudre.
Espanet, Daguerréotype

C’est la première méthode, mise au point par Daguerre qui permet à tout un chacun de réaliser une image. Cette technique un peu délicate d’emploi va néanmoins se répandre comme une traînée de poudre, la France ayant “ doté noblement le monde entier d’une découverte qui peut contribuer au progrès des Arts et des Sciences.” Les premiers portraits, les premiers paysages, les premières images informatives et les premiers livres illustrés voient le jour.
04 - La calotypie et ses applications professionnelles.
Maxime Du camp, Colosse d’Abou Simbel, Égypte, 1850

L’image daguerrienne était unique et sa reproductibilité en plusieurs exemplaires très difficile. Le calotype mis au point par Talbot et Bayard donne naissance à la photographie moderne en négatif-positif. De grands portraitistes et surtout des paysagistes et des documentaristes vont l’utiliser pour ses qualités plastiques et sa relative facilité d’emploi. C’est le début d’un véritable professionnalisme et des premières commandes d’État.
05 - Le portrait pour tous.
Étienne Carjat, Charles Baudelaire, 1863

Le portrait est certainement le genre photographique le plus répandu dans le public.
La montée de la bourgeoisie entraîne le besoin de reconnaissance et celui de laisser une trace de sa réussite. Les peintres montraient les nobles, les photographes portraiturent les bourgeois. Beaucoup de peintres portraitistes se reconvertissent dans la photographie et dès 1853 le portrait bon marché fait son apparition. Toutes les couches de la société pourront se faire “tirer le portrait.”
06 - La photographie moyen de documentation et mémoire du monde.
Gardner, L’abri de franc-tireur, 1863

Jusqu’au XIXè siècle l’information passe par l’écrit. Le dessin, plus ou moins fidèle à la réalité est souvent fantaisiste. La peinture d’histoire est la plupart du temps une commande d’État. Son objectivité est donc sujette à caution.
L’arrivée de la photographie va bousculer ces façons de faire car d’emblée elle est considérée comme totalement objective et véridique. Son témoignage n’est jamais mis en doute. Elle va donc être le « témoin fidèle » de tous les faits importants.


B - Le XXè siècle

01 - La photographie et ses implications sociales.
Lewis Hine, Filature de coton, Caroline, 1909

La photographie va donner naissance à une nouvelle forme de documentation, jusque-là réservée à l’écrit. En effet, le récit de la vie quotidienne devient possible.
De grands amateurs vont être les chroniqueurs de leur temps et de leur milieu : comme E. Zola, P. Bonnard, le comte Primoli, J-H Lartigue et même B. Clavel plus récemment.
À côté de ces grands amateurs, on trouve des photographes qui choisissent le documentarisme et le traitent de manière engagée. Ils ont compris la force de dénonciation que peut receler l’image. Les problèmes sociaux commencent d’ailleurs à être réellement pris en compte : naissance du marxisme, forte industrialisation, grande migration vers les États-Unis et colonisation en pleine expansion.
02 - Photographie et langage artistique.
Photographie de nu extraite de l’album d’E. Delacroix

Dès sa naissance la photographie fait réagir le monde artistique. Elle aura ses conflits homériques avec les peintres, ses détracteurs acharnés (Ingres ou Baudelaire), ses inconditionnels( Delacroix), ses procès et ses cabales. Elle aura même ses luttes intestines entre flouistes et nettistes ou pictorialistes et tenants d’une photographie pure.
Il faudra longtemps pour qu’elle soit reconnue comme un art à part entière mais des courants comme le surréalisme, le futurisme et le Bauhaus entretiennent des liens étroits avec elle, sans parler de l’époque contemporaine où elle tient toute sa place.
03 - La presse, le livre et la chose imprimée.
Margaret Bourke-White, Barrage de Fort Peck, Montana. Couverture du N°1 de Life du 23

Du daguerréotype reproduit par gravure sur bois pour illustrer des livres aux rotatives des quotidiens, près d’un siècle va s’écouler. Le photojournalisme naîtra réellement dans les années 1930 pour connaître son apogée vers 1960 - 1970 jusqu’à la mort du magazine Life. Depuis, ce métier est en pleine mutation mais l’information par l’image est toujours présente même si elle est très concurrencée par la télévision.
Le livre illustré devient de nos jours un des nouveaux moyens de traiter de grands sujets d’information.
04 - La photographie appliquée : mode, pub et portrait. L’explosion de la couleur.
Helmut Newton, 1979 in Vogue pour Saint-Laurent

Peut-on envisager aujourd’hui de vendre un produit ou de faire élire un candidat à une élection sans montrer son image ? La plupart de ces images sont en couleur.
Mais tout cela est finalement assez récent. La photo de mode commence à peine au début du XXè siècle et la publicité ne prend vraiment sa place qu’après les années 1920. Il faudra attendre la fin de la première guerre mondiale pour que la couleur soit praticable et le début la seconde pour savoir l’imprimer facilement.
05 - Le marché de l’art photographique et son développement.
Lucien Clergue, Née de la vague, 1968

De nos jours et plus particulièrement en France il n’y a plus un village ou une petite ville qui n’ait sa semaine, son mois ou son printemps photographique. Cette place prise par l’art photographique est un événement récent qui date de vingt ans à peine .
Nous verrons comment ce phénomène s’est développé en France et dans les autres pays.
Par ailleurs peut-on dire qu’il y ait un véritable marché de l’art photographique ?
06 - La photographie demain. Conférence-débat avec le public.
Appareil numérique Sony, 2002

Les nouvelles technologies vont-elles tout changer ou ne sont-elles qu’une simple évolution ?
Quel métiers pour quel avenir ?
L’information sera-t-elle donnée et transmise de la même façon qu’aujourd’hui ?
La photographie artistique et les arts plastiques vont-ils se confondre ou au contraire se séparer radicalement ? Voici quelques questions dont nous débattrons ensemble.